Correspondance adultère

Photo le 13-04-2018 à 12.20 #3 #2

Ne jetez pas la pierre à la femme adultère…
… Je suis derrière.

De :  HYPERLINK « mailto:popins@email.com » popins@email.com

À :  HYPERLINK « mailto:colin@email.com » colin@email.com Mardi 12 Septembre à 18 h37.

Objet : Des mots vers toi…

Quelle délicieuse soirée Colin !

Je n’aurais jamais imaginé qu’elle se déroule ainsi même si je savais que tu accompagnais Léonie. Les galas d’entreprises sont en général ennuyeux au possible. Et je ne peux que constater avec délectation que ce qui s’est passé ce soir a amplifié mon excitation et démultiplié mon désir pour toi.

C’est à toi que j’ai pensé en me préparant, excitée par l’idée que tu me remarques. J’ai intentionnellement choisi cette jolie robe. Charles m’a toujours dit qu’elle m’allait à merveille et j’ai bien vu que tu l’approuvais. J’ai aimé sentir ton regard parcourir les contours de mon corps ;  tes yeux s’attarder sur mon buste et la naissance de mes seins. As-tu remarqué comme je jouais avec mon pendentif ? C’est en tout cas le moment que tu as choisi pour mettre fin à mon intolérable attente. Je n’étais pas certaine que tu actionnerais cette télécommande, que tu accepterais de jouer à mon petit jeu. Car si le livreur m’a assuré t’avoir remis mon paquet en main propre, tu ne savais même pas qui te l’avait adressé et à quoi servait le petit interrupteur magique. Je crois même que je craignais que de découvrir l’identité de ton indécente et anonyme interlocutrice t’inhibe.

L’œuf niché en moi s’est enfin mis à vibrer, délivrant des ondes voluptueuses aux creux de mon intimité. Je dégoulinais par anticipation. Quel délice que d’être à ta merci, de te supplier du regard de prolonger l’orgasmique pression digitale. J’accompagnais sous la nappe d’un effleurement de mon clitoris gonflé de plaisir le mouvement de ton doigt sur le petit bouton lumineux. La sensualité du contact de mon index avec le tissu soyeux s’accouplait à la bestialité qui agitait mon bas ventre sous l’effet des vagues que tu m’imposais. J’ai lutté pour ne pas me laisser aller à l’abandon. Je n’arrivais pas à suivre les discussions. Je riais, profitais pleinement de chaque opportunité de laisser éclater ma joie, de pouvoir me délecter ouvertement de mon plaisir. Les excellents grands crus m’enivraient et l’ivresse a décuplé mon excitation au fil de la soirée. Charles a mis mon euphorie sur le compte de ma promotion. Il a d’ailleurs grandement apprécié de bénéficier en rentrant de près de trois heures de jouissances retenues. Loin de se douter que c’était ton sexe qui me pénétrait profondément, qui se perdait dans la cascade qui coulait de mon entrecuisse. Que c’était toi que j’imaginais avaler. Que c’était toi qui me faisais hurler de plaisir.

Merci Colin de m’avoir rendue vivante le temps d’une soirée. Tu sais au fil de ces années auprès de Charles, j’ai fini par marcher sur le serpent de la routine et sa morsure a eu raison de moi. Tel Eurydice. Mes sens sont morts. Je vis aux Enfers depuis lors. Et un jour j’ai lu ton premier roman, puis le second. J’ai appris à te connaitre au travers de Léonie qui me parle souvent de toi. Et puis je t’ai vu à la convention annuelle à Lyon. J’ai perdu tous mes moyens lorsque Léonie nous a présentés, toute déstabilisée que j’étais par l’humidité soudaine de mes dessous. La mélodie de tes écrits, la sensualité de ton regard, ta présence ont ravivé la flamme en moi. Je me sentais vivante. A force de me masturber en pensant à toi, l’idée de réaliser certains fantasmes et de faire de toi mon Orphée s’est imposée à moi. Je te propose de me ramener du royaume des morts. C’est une aventure périlleuse et je sais que je te mets en danger. Pour moi, je n’ai pas peur, je suis morte déjà. Mais ton sourire et ton œil lubrique hier traduisaient bien le plaisir immense que tu prenais à me faire me cambrer. Je te connais élégant, respectueux, sage. Je veux te découvrir vicieux, manipulateur, lubrique.

Tu devrais aller vite fouiller dans la sacoche de travail de Léonie quand elle rentrera. Je ne voudrais pas que ce soit elle qui trouve la petite boite que j’ai glissée dedans.

Je suis un corps, je suis une voix. Je suis maintenant un visage. Je suis aussi une odeur…

Douce soirée, 

Popins

**

 De :  HYPERLINK « mailto:popins@email.com » popins@email.com

À :  HYPERLINK « mailto:colin@email.com » colin@email.com Jeudi  14 Septembre à 7h46.

Objet : Je t’ai attendu…

Juste quelques mots très savamment juxtaposés,
Une obsession; être ta catin, ta Messaline.
Et me voilà au réveil chienne dévergondée.
Mon corps surexcité réclame sa mescaline.

Oh Colin comme tu es cruel !

Tu me demandes si je suis Lucifer. Me priver ainsi de toi est démoniaque. Je t’ai attendu dans cette salle obscure. Brûlant d’impatience de venir m’installer dans le fauteuil derrière toi et de profiter du manque de luminosité et de l’intimité de ce petit cinéma de banlieue pour enfin tenir ton sexe entre mes mains. Tout comme Orphée, tu aurais eu interdiction de te retourner pour me voir. Mes bras auraient glissé sur tes flancs, mes mains auraient enserré ton bas ventre avant de se rejoindre sur ta boutonnière. Patiemment je me serais créé un chemin vers ton sexe que j’espérais tout dressé. Je t’aurais branlé pendant toute la projection, pour m’éclipser au moment du générique.

Tu as ouvert la boite. Tu connaissais donc le lieu de rendez-vous. C’est bien intentionnellement que tu m’as laissée pantoise. Cette frustration n’a pas atténué mes ardeurs. Au contraire ! Les flammes de mon désir ne sont que plus flamboyantes.

Pendant que je caressais par consolation mon petit bouton sans prêter attention aux images qui défilaient sur l’écran, je repensais à la petite boite, messagère de mon invitation. Comment l’as-tu récupérée ? As-tu attendu que ta femme soit couchée ou as-tu ouvert la boite à malice à la dérobée tel un petit garçon qui se masturbe en cachette ? As-tu porté le bout de dentelle fine imbibée de ma cyprine sur ton visage pour mieux percevoir les nuances de mon odeur ou l’as-tu frotté sur ton sexe ?

De savoir que tu possédais un peu de moi, que tu pouvais me sentir, me goûter et te voilà tout pardonné ! Après tout c’est toi qui désormais mènes les rênes. C’est pour moi un délice de me laisser aller à tes règles.

Tu me veux animale, j’aspire à être ta chose, une chose : ton jouet.

Je ne sais que trop bien que tu es marié. Cette idée, d’habitude, aurait éteint tout départ de feu en moi mais je ne me reconnais plus. L’interdit te rend encore plus désirable. Je vendrais mon âme au diable pour t’appartenir, pour te sentir en moi, pour goûter à ta saveur et sentir ton jus chaud couler en moi, couler sur moi. Tu as raison, je suis satanique.

Il me faut être patiente et docile. C’est toi le maître du jeu, le maître de mon je et je suis prête à m’abandonner entre tes mains, entre tes mots. Dis-moi ce que tu désires et j’exaucerai tes souhaits.

Belle journée,

Ta monstrueuse, Popins

PS: Quel régal de te lire bouillonnant, je t’envoie une photo pour t’échauffer encore plus…

**

 De :  HYPERLINK « mailto:popins@email.com » popins@email.com

À :  HYPERLINK « mailto:colin@email.com » colin@email.com Vendredi 15 septembre à 15h43.

Objet : Indécente ritournelle…

Aaah, comme elle est plaisante cette vicieuse ritournelle,
Indécence susurrée par un cyclope ;
Relever l’odieux défi est obsessionnel,
Décadence de son être, pauvre salope.

Mon intransigeant Colin,

Quel excitant scénario ! Si tu m’avais dit tout cela avant le cinéma, je me serais pliée à tes envies. J’aurais vraiment aimé le jouer avec toi. Le laisser prendre forme dans ma tête, en te lisant est, peut être, certainement, tout aussi jouissif. Tes mots, tes phrases, les images qui me viennent à leur lecture, l’excitation que cela fait monter en moi me transcendent. Je suis transpercée par une onde de désir qui m’accompagne partout. Je fantasme en permanence et pendant mes rêveries salaces, je ne vois que tes yeux qui me pénètrent lorsque je m’abandonne à toi. Tu es un fantasme, tel que je le désire sur l’instant, tu es parfait. Parfait mais marié.

Je suis surprise de te savoir irréprochable. Léonie doit être une sacrée gourmande pour satisfaire ta lubricité. Je pensais que, bien que loyal, tu avais déjà succombé. J’imagine bien que ta notoriété et ton physique t’ont offert de nombreuses occasions d’enfreindre l’interdit. Je n’ai jamais trompé Charles, non plus. C’est lui qui a fait de moi la femme d’un seul homme. Pour lui j’ai renoncé à la vie débridée que je menais jusqu’alors. Renoncé à me faire prendre par un inconnu comme une grosse cochonne devant un public, renoncé à me faire défoncer tous les trous par des queues gonflées, renoncer à me faire punir par mon Maître du moment à coup de fessées qui laissent des marques, renoncé à me faire pisser dessus, à me faire fister, à me faire étouffer une bite au fond de la gorge. J’ai renoncé à tout cela pour jouir de la tendresse et de l’amour de Charles.

Et voilà que pour toi, mes plaisirs les plus inavouables redemandent satisfaction. Alors je vais tacher d’être irrésistible pour ajouter au plaisir d’être à toi la jouissance de t’avoir fait renoncer à tes valeurs.

Tu fais bien de me rappeler que c’est toi le meneur de jeu. Je t’ai désobéi, j’ai protesté. C’est que j’aimais l’idée d’être ton jouet. C’est toi le Maître, dorénavant je me plierai à tes règles.

Pourquoi étonné ? J’ai voulu varier. Oui la première fois que tu m’as vue sur la photo, je portais des portes jarretelles qui soutenaient des bas noirs. Tu ne l’as pas gardée ?

Il faut que je te dise que je pars à l’étranger demain. Ma promotion implique que je travaille au siège de la boite à Genève. Je ne reviendrai que ponctuellement sur Paris souvent accompagnée de Charles. Peux être à la faveur de la promotion d’un de tes livres l’occasion, d’un cache-cache salace se présentera…

Ta soumise, Popins

 PS : Il est difficile de rendre compte de l’étendue de mon inondation. Je viens de me masturber en pensant à toi et à toutes les insanités échangées. C’était un magnifique orgasme. Malheureusement, je n’avais pas de magnétophone sous la main…

**

De :  HYPERLINK « mailto:popins@email.com » popins@email.com

À :  HYPERLINK « mailto:colin@email.com » colin@email.comMardi 19 septembre à 23h23.

Objet : Des mots tout mouillés….

Fini l’infinie censure !
Loin de moi temps inhibée.
Vive l’immonde bestialité,
Sentir en moi la diablesse.
À moi l’infinie luxure !
Loin de moi temps prohibé.
Vive l’immonde vulgarité,
Sentir en moi l’allégresse.

Oh Colin, quel  weekend…

Je ne sais pas si Charles perçoit la fièvre que tu as provoquée en moi ou si c’est le fait de nous retrouver tous les deux, anonymes, dans cette élégante ville étrangère, je ne le reconnais plus. Il est d’habitude, par habitude ?, si tendre, délicat, précautionneux, mais depuis samedi, il use et abuse de moi avec frénésie.

Nous nous baladions au bord du lac quand il m’a demandé d’enlever ma culotte. J’étais stupéfaite par cette demande inhabituelle de sa part. Cela m’a fait penser à ton scénario cinématographique. J’ai obtempéré à la faveur d’un bosquet. Le vent se glissait sous ma jupe et venait caresser voluptueusement ma chatte. La stimulation insidieuse de mon intimité a échauffé mon esprit et mon corps, débridé mon imagination. C’est avec des images obscènes de toi me prenant le con, de toi me prenant le cul, que je marchais sur les quais, main dans la main avec mon mari. Je me sentais délicieusement honteuse. Il a ensuite traîné sa sans-culotte dans un joli troquet où nous avons pris l’apéritif sans modération. Les bulles me sont rapidement montées à la tête, je riais pour tout et pour rien pour le plus grand plaisir de Charles. Je me sentais joyeuse, mouilleuse, vicieuse et c’est dans cet état qu’il m’a ramenée dans notre nouveau chez nous.

Une fois la porte de l’appartement fermée, il m’a prise par la nuque et m’a embrassée sauvagement tout en glissant un doigt dans ma brèche qui s’est mise alors à dégouliner. La pression de sa main sur mon cou s’est accentuée et m’a contrainte à m’abaisser jusqu’à ce que je me retrouve à quatre pattes sur le parquet, son index, rejoint depuis par ses compagnons de paume, toujours enfoui en moi. Le bruit de sa ceinture et de sa braguette m’ont annoncé la suite. Je m’attendais à sentir sa queue prendre la place de sa main mais c’est dans mon cul qu’il s’est introduit sans crier gare. Il allait et venait de plus en plus brutalement tout de fond de moi, sodomisant sa femme comme s’il enculait une putain bon marché. Sa main continuait de fouiller tout aussi rigoureusement ma chatte ruisselante. Je prenais beaucoup de plaisir et rapidement mes soupirs sont devenus des râles puis des cris. Il me faut te dire que, depuis la fabuleuse soirée à « l’Antre d’Orphée », je me sens comme une chienne en rut, que mon con réclame d’accueillir ta bite et que, par dépit, je me sers de celle de Charles pour me donner cette illusion. Au moment où il lâchait son foutre au fond de mon cul, c’est ton prénom que j’ai hurlé, un démoniaque Colin. J’ai pu voir la transformation de son visage grâce au miroir face à moi qui, pourtant, me rappelait bien, depuis le début de mon exquis supplice, que ce n’était pas toi que je sentais en moi : Charles est devenu livide. «  Colin maillard ! Colin Maillard ! Je veux te sucer les yeux bandés » ai-je dit pour essayer de me rattraper, persuadée qu’il ne goberait pas ce pathétique mensonge. Mais ces mots l’ont apaisé et c’est en toute innocence que je me suis mise à avaler à l’aveugle son sexe qui désormais était totalement tien, le reflet du miroir ne pouvait plus imposer à mes yeux la frustrante réalité.

Il est certainement déplacé de te raconter tout cela aussi je vais t’épargner le récit de tous les moments de baise qui ont ponctué mon, notre weekend. Je t’en ai déjà trop dit, je ne sais pas ce qui me prend. Je suis immonde tant avec Charles qu’avec toi, je m’en rends bien compte. Comment ai-je pu tomber aussi bas ? Je suis devenue un monstre d’égoïsme, prête à tout pour te sentir en moi, même à trahir ma moitié. Peut être que cette mutation en Suisse m’aidera à moins te désirer, peut être que l’éloignement  m’aidera à redevenir l’épouse fidèle que j’étais jusqu’à ce que mon corps s’embrase pour toi. Ma morale le souhaite, mes sens ne l’imaginent pas. Ils te réclament, t’implorent.

Oups… j’entends Charles qui rentre. Le bruit de la clé dans la serrure m’a fait sursauter, pour te dire comme j’ai l’esprit tranquille… Je te laisse en t’embrassant.

Ta décadente,  Popins

**

 De :  HYPERLINK « mailto:popins@email.com » popins@email.com

À :  HYPERLINK « mailto:colin@email.com » colin@email.comMardi 19 septembre à 23h23.

Objet : Des pensées excitées….

Mon délicieux proxénète,

Quel plaisir de te lire. J’ai pallié au manque de toi en redévorant ton premier roman et je n’ai pu m’empêcher de me sentir Emilie, la criminelle Lili, prête à tuer par appât du gain, je perçois en moi sa monstruosité. Je trahirais mon doux et tendre Charles, je tuerais notre innocent et sincère amour encore plein de promesses pour te gagner toi, pour te sentir couler en moi, couler sur moi. Suis-je en train de perdre la raison ? Peut être,  sûrement. Mais il est trop tard, je te désire à la folie.

Je veux être à genoux à tes pieds, pendant que j’avale ton sexe, le bleu de mes yeux se diluant dans le tien. Je veux sentir tes couilles buter contre mon cul pendant que tu pilonnes mon con sans vergogne.  Je veux… non assez ! De t’écrire cela et je souffre, mon intimité me brûle… Je vais aller rejoindre Charles qui dort déjà… Je suis soulagée, il ne verra pas que mes yeux puent le sexe. Ce soir  je n’ai pas envie de faire semblant.

Ton immonde, Popins

**

De :  HYPERLINK « mailto:popins@email.com » popins@email.com

À :  HYPERLINK « mailto:colin@email.com » colin@email.comJeudi 21 septembre à 16h58.

Objet : Image de jouissance…

Mon exquis amant,

Je n’osais pas espérer que tu proposes de venir me voir. Oui, mille fois oui ! Bien sûr que l’idée d’un week-end avec toi est le plus beau cadeau que tu puisses me faire. Et l’idée de te voir dans 10 jours me met en joie et en feu.  Alors toi aussi tu a envie de moi ? Toi aussi tu renonces à tes principes ? Le plus étrange dans tout cela c’est que je ne culpabilise même pas vis-à-vis de Charles. Il faut dire qu’il se réjouit de me sentir si excitée, si vorace ces derniers temps. Je ne peux lui infliger la peine de lui dire que c’est vers toi que mon excitation est dirigée. Il est tellement heureux de me sentir pétillante et heureuse. Tes mots ont l’effet d’une dose de bonheur sur moi. La photo de ta verge pleine de foutre m’habite encore et cette image vient s’imposer à moi dans les moments les plus incongrus. Tout à l’heure en pleine réunion, j’ai bafouillait lorsqu’on m’a demandé si je rêvais. Car oui je rêvais. Un rêve éveillé. Je découvrais du bout des doigts ta peau moite. Je baladais mes mains sur ta peau, enfin. Tes yeux me transperçaient, tes pupilles rétrécies sous l’effet du désir. Tu me souriais en dégrafant mon soutien gorge. Une fois mes seins dans tes mains tu m’embrassais et je te sentais durcir. C’est à ce moment que j’ai entendu un lointain Popins et que je suis revenue à moi. Je vais nous trouver un petit nid douillet où nous pourrons réaliser tous nos fantasmes, loin de tout, loin de tous. J’ai annoncé à Charles que je partais en week-end entre copines. Cécile, ma meilleure amie, me couvre. Elle n’a pas posé de questions, elle me connait bien trop sage pour soupçonner quoi que ce soit. Elle ne me jugerait pas, je le sais. Mais si je peux assumer seule mon immoral désir, je ne peux parler de toi à personne. Tu es mon secret, et je souhaite le préserver. 

Ce soir Charles m’emmène diner dans un grand restaurant. Il me gâte en ce moment. Je vais mettre une jolie robe, je pense que tu l’aimerais beaucoup : longue et fendue jusqu’en haut des cuisses, elle laisse mes épaules bien dégagée. Je ne porterai pas de culotte, tu seras le seul à le savoir… jusqu’à ce que Charles me ramène à la maison et qu’il se glisse en moi.

Je t’embrasse Colin,

Ton impudique, Popins

**

De :  HYPERLINK « mailto:popins@email.com » popins@email.com

À :  HYPERLINK « mailto:colin@email.com » colin@email.com Vendredi 29 septembre à 12h37.

Objet : Adieu

Mon fantasmatique Colin,

Je t’écris une dernière fois pour te dire adieu. Léonie m’a téléphoné, elle a lu nos emails. Sa détresse m’a anéantie. Je ne savais pas que tu allais être père, tu aurais dû me le dire. Si je pouvais assumer de trahir les adultes qui nous aiment respectivement, je ne peux m’immiscer dans la vie d’un enfant à naitre et compromettre les joies de la paternité qui t’attendent. Alors je vais disparaitre de ta vie, de vos vies. Je t’en supplie ne me répond pas. Laisse-moi la colère que je ressens pour m’aider à supporter le manque de toi. Je préfère te considérer comme quelqu’un de détestable pour ne pas entretenir mon désir, et risquer de me haïr moi-même. J’ai déjà suffisamment de remords de t’avoir abordé, de tous nos échanges adultères. N’entretiens pas ces émotions qui risqueraient de me consumer. Laisse-moi t’oublier. Laisse-moi renoncer à toi.

Tu resteras mon fantasme inassouvi.

Je t’embrasse,

Popins.

2 commentaires sur “Correspondance adultère

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