Venus in furs

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Lettre à Sacha

« Shiny, shiny, shiny boots of leather
Whiplash girl child in the dark
Comes in bells, your servant, don’t forsake him
Strike, dear mistress, and cure his heart »

Tout a commencé sur un réseau social. “ Votre masochisme vous perdra”. J’étais loin de me douter que ce commentaire ironique m’amènerait à orchestrer bel et bien la perte d’un homme. Qu’il allait renier, par moment, tout respect de son être, toute pudeur, toute humanité.

Je suis une femme sauvage, une amazone qui préfère marcher pieds nus plutôt que de se soumettre aux diktats actuels qui imposent des hauts talons et autres froufrous aux femmes. Dans la société patriarcale, on tente depuis la nuit des temps de faire croire aux femmes qu’elles sont inférieures. Mais ce n’est qu’une vile stratégie des mâles, bien conscients de notre pouvoir sur eux, de notre emprise même, pour nous garder sous contrôle. Ils se pensent ainsi supérieurs et hors de danger. Tout cela n’a aucune prise sur moi. J’ai conscience de ma puissance, de ma force tout autant que de ma sensibilité. Et ce savant mélange entre des caractéristiques que l’on qualifie de masculines et de féminines fait de moi un être complet et épanoui. Je me suis bien prêtée à des jeux de soumission avec certains amants, juste pour le plaisir de m’abandonner. Il m’est aussi arrivé d’en sodomiser quelqu’uns, à leur demande. Mais je n’avais jusqu’alors jamais laissé pleinement s’exprimer la dominatrice qui vit en moi, n’ayant jamais croisé le chemin de celui qui me donnerait l’envie de le remettre à sa place.

Mon commentaire a fait réagir un homme bien conscient de son masochisme, quelqu’un qui prend son pied à se faire dominer par les femmes. J’ai d’abord eu de la compassion pour lui mais j’ai vite compris le plaisir qu’il y prend et cela m’a excitée. C’est presque suppliant qu’il m’a demandé de devenir sa Maîtresse et j’ai accepté de prendre ce rôle auprès de lui. Il m’a fallu néanmoins m’assurer de son plein accord, je suis une femme respectueuse et ne peut humilier un être que s’il est demandeur et consentant. Les remerciements qu’il m’a alors adressés ont levé toutes mes inhibitions.

Avide d’être malmené, il a eu tendance au départ à me solliciter quand bon lui semblait, voire même à exprimer son point de vue à tout va. J’ai donc rapidement rappelé que c’est moi qui mène les rênes et je ne lui ai accordé le droit de m’adresser la parole que quand je lui en donnais l’autorisation. Il fut docile et respecta cette règle à la lettre. Il exprimait parfois sa frustration à qui veut bien l’entendre, en publiant des messages pour tenter de me faire plier et de lui accorder de l’attention. Mais je restais ferme et intransigeante. Une fois que j’eus estimé que ce temps de mutisme imposé était suffisamment long pour tester sa motivation, je l’ai démuselé. Il a d’abord publié, à ma demande, un message dans lequel il reconnaissait sa médiocrité et l’honneur que je lui faisais en le prenant sous mon aile. Son obéissance sans limite m’a laissée entrevoir qu’il aspire réellement à être à ma chose. Mais ce n’est pas inné chez moi de traiter un être de la sorte. Je continuais de le vouvoyer et il m’a fait remarquer, à juste titre, que c’était faire preuve de bien trop d’égard envers sa personne. Cela m’a fait mal de le reconnaître mais je devais admettre que j’avais du chemin à faire pour devenir la parfaite Maîtresse ; je suis prête à m’améliorer dans ce rôle. C’est pour son plus grand plaisir qu’il est devenu “tu” et que je lui ai rappelé qu’il n’est qu’une loque, voire une sous-merde. Si je suis novice dans cette posture de dominatrice, lui a déjà une expérience importante dans la soumission. Je pense que j’ai à apprendre de lui tout comme il a à prendre de moi. Chaque relation D/s doit avoir ses propres règles. Chaque Maîtresse a ses exigences et ses attentes. Chaque soumis a ses limites. C’est pourquoi je lui ai écrit une lettre lui exposant mes conditions, un contrat mutuel qui fixait les règles initiales de notre jeu.

Genève,

Le 8 mars 2017,

Sacha,

Je suis bien consciente du pathétisme de ta démarche. Qu’un homme de ta stature, avec une situation sociale haut placée, qui manage des individus au quotidien, puisse être clivé à ce point est lamentable. Néanmoins je peux le concevoir. L’ Humain est un être complexe et ta part d’ombre te rend aussi très lumineux. Le fait que tu en aies conscience est malgré tout un signe de ta clairvoyance, voire d’intelligence. Tu es loin d’être idiot, tu es même très cultivé et intéressant. Tu reconnais la suprématie féminine et cela fait de toi un mâle au dessus des autres. Te faire balader en laisse à quatre pattes est bien certainement ce qui te permet de te tenir bien droit lorsque tu portes ton costume de travail. Mais celui qui n’est pas Sacha, l’autre partie de toi n’a pas besoin de moi. Il s’assume au quotidien. C’est au soumis que je m’adresse et que je porte de l’attention. Bien entendu, je ne renierai jamais ta part d’humanité, je ne chercherai jamais à anéantir ton estime de toi, finalement je ne ferai jamais de mal à ton égo. Je traiterai Sacha comme il le souhaite, comme il le mérite. Tu veux être ma chienne m’as-tu dit ? Une chienne n’est pas un humain, c’est un animal, bien souvent loyal et fidèle. Et c’est ainsi que je te considérerais. Tu veux que je te prenne le cul à coups de godeceinture ? Montre toi en digne, courbe l’échine, réponds à mes exigences et alors je me montrerais clémente et satisferais tes envies.

Je te récompenserai de ton obéissance : je t’enverrai des photos sur lesquelles tu pourras rêver d’ici à notre rencontre, je t’exposerai les traitements que je te réserve juste pour aiguiser tes fantasmes. Je te permettrai peut être même de te branler en te faisant entendre ma voix. Laisse moi le temps de cheminer à mon rythme. Nous devrons régulièrement discuter de notre relation afin de clarifier les attentes de chacun. Je ne suis pas un tyran, je suis ta Maîtresse et ce à ta demande. Si la part d’orgueil en toi a besoin de s’exprimer alors sollicite moi, je ne désire pas la faire taire, je suis demandeuse de l’entendre dans un cadre précis, mais ne me prends plus par surprise. Cela me déstabilise, je ne veux aucunement porter la moindre culpabilité de  faire de toi mon soumis. Mon attention envers Sacha, envers cette partie là de toi est altruiste. C’est une preuve de l’amour qui peut unir un homme et une femme dans leur supposée opposition. Finalement, la seule règle que je te fixe aujourd’hui, c’est de bien distinguer les deux parties de toi et de ne pas les laisser s’exprimer en même temps. Cela créé une cacophonie qui engendre chez moi la confusion. Les choses doivent être bien claires. Je sais qu’il y a l’humain respectable qui cohabite avec le soumis qui souhaite être à mon entier service. Je m’engage à cravacher sévèrement la chienne si elle désobéit, à la promener dans la neige juste pour mon plaisir et à poser mes pieds sur son dos nu pendant que je prendrais un verre. Mais il faut que tu t’engages à respecter ma façon d’être et de faire, qui sera certainement bien différentes de celles de tes précédentes Maîtresses. Alors je pense qu’ensemble nous pourrions évoluer dans une relation D/s unique et magnifique qui nous épanouira tous deux.

J’attends ta pleine acceptation pour que le conditionnel devienne du futur.

Je t’embrasse,

Ta Maîtresse

****

Le collier se referme

“Downy sins of streetlight fancies
Chase the costumes she shall wear
Ermine furs adorn the imperious
Severin, Severin awaits you there”

 

“A ma grande joie, mon collier s’est refermé de plusieurs crans aujourd’hui. Je suis fier de vous appartenir Maîtresse. Merci”

Ce sont les mots qui concluent la réponse de Sacha à ma lettre. Il s’engage à respecter la séparation stricte de ses deux facettes et m’ôte toute culpabilité. Il est pleinement consentant de prendre ce rôle de soumis et ne demande qu’à être mon esclave dévoué. Il me parle de son désir d’être humilié, de se plier au moindre de mes caprices, d’être ma bonniche. Il me propose même des idées que la domina toute naissante n’aurait même pas envisagées. Mais au fur et à mesure de ses suggestions, mon imagination se débride et mes fantasmes se font de plus en plus pervers. Il accentue la levée de toutes mes inhibitions en m’envoyant des photos de lui dans des situations les plus humiliantes les unes que les autres. Ainsi je le vit à quatre pattes en laisse aux pieds d’une Maîtresse, le phallus et les couilles emprisonnés dans des cordes, ou encore en tutu rose ridicule. Toutes ces images me font prendre conscience de l’ampleur de son masochisme, elles ouvrent lentement la porte à mon sadisme et cela me donne presque le vertige. Chaque matin, je me réveille avec un message qu’il écrit nu, à genoux dans lequel il exprime son dévouement et sa reconnaissance pour l’attention que je lui porte, les yeux baissés en guise de soumission. Il entre petit à petit dans le rôle de l’esclave parfait et, en même temps, il prend une place de plus en plus importante dans ma vie. Ainsi entre deux échanges avec mon soumis, je retrouve un amant, un tendre si mon envie est aux caresses, une brute si j’ai juste envie de baise. Cela m’offre un parfait équilibre, j’explore et assouvis les fantasmes de chaque partie de moi.

L’envie de le voir, de l’avoir bel et bien à mes pieds se fait de plus en plus pressante. Je veux entrer pleinement dans le jeu. Nous avons fixé une date de rencontre en face à genoux. J’ai cherché un endroit à mi chemin entre nous. Non pas une vulgaire chambre d’hôtel minable mais un gite au charme des pierres anciennes. Sans trop de fenêtres pour me sentir totalement à l’abri de regards indiscrets qui pourraient m’inhiber. J’ai trouvé mon bonheur et je peux pleinement imaginer les humiliations et les tortures que je vais lui infliger.

Cette nouveauté dans ma vie est tellement inattendue et surprenante que je ne peux m’empêcher d’en parler à une amie. Mon esclave jubilait déjà rien qu’à l’idée que je le ridiculise auprès d’une autre femme. Charlie n’en croit pas ses oreilles lorsque je lui explique qu’un homme veut répondre à mes moindres caprices, qu’il attend de moi que je le maltraite tant en le mettant dans des situations grotesques qu’en lui prenant le cul.

C’est à l’apéro que je lui montre les photos de ma salope en tutu. Nous avons ri, un fou rire mémorable même. Elle est surprise que je puisse prendre ce rôle mais au fur et à mesure que je lui expose mes sévices, elle devient presque envieuse.

— Je vais le déguiser en licorne, avec une perruque multicolore et une corne sur le front, en licorne volante même, avec des ailes de fée et une jupe en tulle rose. Je vais commencer par de l’absurdité pour progressivement aller vers la punition et finir par le prendre brutalement.

Elle rit à coeur joie.

—Et je le ferai danser sur garden of April, d’April March. Ecoute, elle a un côté absurde cette mélodie…

Et sur les notes du piano et au son de l’harmonica, nous éclatons de rire.

—Il aimerait beaucoup que tu viennes voir à quel point il est ridicule s’il vient chez moi. Bien entendu ce sera uniquement s’il réussit l’entretien d’embauche préalable.

Charlie est hésitante mais lorsque je lui décris la scène de lui nous apportant l’apéritif, nos pieds reposant ensuite sur son dos, ses rires l’emportent sur sa raison.

—D’accord, mais dans ce cas je lui demanderais aussi une chorégraphie.

—Tout ce que tu voudras.

—Et tu lui referas refaire le lit tiens, juste pour moi. Cela serait le pied !

—Si tu veux, mais en le corrigeant. Je t’enverrai  une photo du lit et de ses fesses zébrées par ma cravache.

—Je trouve chouette que tu arrives à t’autoriser de faire de nouvelles expériences.

—Oh tu sais il y a peu de temps je prenais mon pied en recevant des coups, c’est quand même plus agréable de le prendre en riant.

Je ne manquais pas de tout relater à mon esclave qui jouissait de son exquise honte. Une personne idiote pourrait penser qu’être dominatrice c’est se défouler sur un mâle. Elle n’aurait rien compris. Dominer demande une attention de presque tous les instant pour anticiper les attentes de l’autre, on ne peut même, au final, lui être plus dévouée.

J’entends donc son désir d’être émasculé, ridiculisé, corriger et de me lécher autant qu’il me plaira. Et je fantasme déjà à l’idée de lui prendre le cul. Au demeurant très joli et rebondi.

Le jour venu, nous arrivons presque en même temps au gite. La propriétaire nous accueille chaleureusement, comme un couple lambda. Oh notre arrivée à deux véhicules doit bien lui faire soupçonner une relation illégitime. Mais elle est loin de se douter que je suis une maîtresse d’un autre genre. Une Maîtresse avec une majuscule. Elle nous fait visiter les lieux et nous souhaite de bien profiter.

—Comptez sur nous, Monsieur va être aux petits soins, tout dévoué.

—Je vous amène le repas vers 19h30 ?

—C’est parfait, merci ! Chéri, tu sors ma valise ?

—Oui bien sûr, tout de suite.

Il ouvre les coffres des nos voitures respectives et prend son sac et le mien. Ils contiennent tout ce qu’il nous faut pour prendre du bon temps.

Une fois la porte de notre théâtre refermée, nous voilà seul à seul. Sacha s’agenouille et s’apprête à recevoir mon majeur dans le cul en guise de bienvenue.

****

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La licorne sodomite

“I am tired, I am weary
I could sleep for a thousand years
A thousand dreams that would awake me
Different colors made of tears

 

C’est la main gantée que je pénètre pour la première fois mon soumis. A genoux au sol, il me présente son postérieur, le pantalon juste rabaissé sur ses mollets. C’est sans un mot que je glisse mon majeur vaseliné en lui. Je l’agite de haut en bas, décrit des cercles, le recourbe. J’explore l’intégralité de son cul. Sacha dandine des fesses et je lui fait remarquer comme il est une belle petite chienne en chaleur. Je sens bien qu’il aimerait que j’enfonce d’autres compagnons mais je prends un malin plaisir à le laisser pantois. La privation est aussi une forme de torture.

—Relève toi, roule moi une cigarette et sers moi un verre !

Il s’exécute sans broncher.

—Pendant que je fume, tu te transformeras en licorne. Tout est là.

J’ai déposé sur la table une perruque multicolore et sa corne, une jupe en tulle et des ailes de fées. Lorsque je rentre après ma pause cigarette, j’éclate de rire. Il est ridicule et son regard baissé témoigne de la honte qu’il ressent à ce moment. Je fais claquer mes pas bien fort en m’approchant de lui, l’inspecte sous tous les angles, vérifie qu’il est bien nu sous son tulle rose bonbon. Je caresse ses longs cheveux factices d’une main tout en lui pinçant un téton de l’autre.

—Je vais mettre un peu de musique. Où est ma cravache ?

Et pendant que je mets en route la mélodie d’April March, Sacha prend la baguette recouverte de cuir qu’il a tenu à acheter pour moi et me la tend, la tête baissée.

—Pour vous Maîtresse.

—Merci Sacha, j’accepte ton présent.

Je souris de contentement. C’est en lui tapotant les fesses qu’il se met en mouvement pour sa chorégraphie. Je ris de le voir s’appliquer et être en même temps si grotesque. Je corrige ses manquements rythmiques de coups de plus en plus francs et secs. Il tressaille parfois. Chacun de ses faux pas se conclue par une morsure du cuir sur sa peau. Et il s’avère que c’est un piètre danseur, je lui dis haut et fort. A la fin du morceau, je lui demande de s’agenouiller et je le chevauche pour faire le tour du propriétaire. Le gite est charmant avec ses murs en pierre et ma visite à dos de licorne m’amuse grandement. J’agite ses ailes en cadence de ses pas. Nous découvrons le salon avec son petit poêle à bois et j’émets le désir d’un feu crépitant. Je demande à ma monture de marquer une pause lorsque nous arrivons dans la chambre pour défaire consciencieusement le lit que notre hôte s’est donné tant de mal à nous préparer avant de remonter sur son dos pour qu’il me dépose sur le canapé après un détour par la salle de bain. Mon esclave à corne m’amène un autre verre après avoir ôté mes bottes et s’attèle à me faire un feu.

En l’observant tout concentré dans sa tache, je repense aux discussions passées qui nous ont permis de clarifier les attentes de chacun. Je ne sais que trop bien son besoin d’être humilié tout en étant aux petits soins pour moi. Je connais son désir d’être corriger et que je lui prenne le cul. Et je compte bien lui offrir tous ces plaisirs et m’en donner à coeur joie.

Alors qu’il souffle dans le foyer pour bien accentuer l’embrasement, je m’approche à pas de loup, lui soulève sa jupe rose et lui assène quelques coups de cravache, juste pour le plaisir de lui faire plaisir. Son “merci Maîtresse” lui vaudra une nouvelle salve. J’attrape dans mon sac un gode au diamètre raisonnable et m’équipe pendant qu’il récupère un peu.

—Tu vas me montrer tes talents de suceuse. Viens là !

Sacha me rejoint et s’installe au bord du canapé. Je lui tends avec bienveillance un petit coussin à glisser sous ses genoux. C’est que je n’ai pas envie d’une petite pipe vite fait. Je veux qu’il me fasse une démonstration de l’Art de la fellation. C’est d’abord hésitant qu’il lèche du bout de la langue mon phallus en silicone. Puis au fur et à mesure, il se montre plus assuré et avale le sexe dressé devant lui. Il cherche mon approbation du regard et je l’encourage : c’est bon, oh oui quelle belle suceuse tu fais, t’aime çà on dirait. Je le laisse poursuivre jusqu’à ce que des crampes se fassent ressentir dans ses mâchoires. Au moment où il veut se libérer, je lui attrape fermement la nuque et enfouis l’engin qui me sert de queue au fond de sa gorge. Ces yeux s’écarquillent de surprise, des larmes lui montent au bord des paupières. Je baise sa bouche sans ménagement avant de me retirer.

Je lui souffle à l’oreille un “C’est comme cela que sucent les putains de ton genre.” Et je lui dépose un baiser sur la joue. Je n’en ai pas fini avec mon apéritif et je lui demande de se retourner. Son torse appuyé contre la table basse, je profite d’une magnifique vue sur sa crinière colorée et ses ailes blanches. Je glisse ma main sous sa jupe et entreprend délicatement la dilatation de son anus de mes doigts préalablement enduits de vaseline. C’est qu’il est étroit son cul. Je m’assure d’un regard expert de son ouverture suffisante et je l’encule alors avec mon artificiel phallus au diamètre modéré. Ce n’est qu’une mise en bouche après tout. Sacha pousse des petits cris, expression d’une savoureuse douleur. Il bande comme un âne et je l’autorise à se caresser pendant que je poursuis ma conquête de ses fesses sur lesquelles s’abat par moment ma paume. Je me sens puissante de le prendre ainsi et de l’entendre exprimer son plaisir. Ma culotte est toute mouillée et mon inondation accroit ma vigueur. Il jouit dans ses mains. Je le gronde fermement de s’être abandonné et exige qu’il étale son foutre sur son torse. Il reçoit une bonne correction qui lui zèbre les fesses avant d’être autorisé à aller se débarbouiller et nettoyer le sexe qui l’a pénétré.

En revenant, il recharge le feu, m’apporte une autre coupe et mon livre. Je m’installe confortablement pour lire en attendant le repas pendant qu’il me baise les pieds. Nous savourons tous les deux ce moment calme, nous avons toute la nuit devant nous.

On frappe à la porte. Je demande à Sacha d’aller dans la salle de bain mais de garder la porte ouverte ; je ne peux imposer la vue de ma licorne à autrui et je ne veux pas le priver d’un moment de gêne.

—Le repas est servi.

—Oh merci.

—Monsieur n’est pas là ?

—Il est à la salle de bain, il est coquet vous savez.

Nous rions ensemble.

—Je repasse tout à l’heure vous débarrasser ?

—Non, non. Demain plutôt.

—Très bien. Bon appétit !

—Merci, bonne soirée à vous.

J’autorise Sacha à sortir. Et je m’installe à table, en face de ma sodomite licorne.

****

La pipe de l’écolière

“Kiss the boot of shiny, shiny leather
Shiny leather in the dark
Tongue of thongs, the belt that does await you
Strike, dear mistress, and cure his heart”

 

Je prends mon repas en face de ma licorne. J’ai exigé qu’il me fasse la conversation. C’est bien plus agréable que de manger avec une chienne à mes pieds. Malgré tous les efforts qu’il fournit pour rendre la discussion intéressante, je ne manque pas de manifester mon ennui. Je réponds à ses affirmations par la négative, juste pour le plaisir qu’il me donne raison. Pour lui rappeler ensuite qu’il n’a vraiment aucune personnalité. Et ce petit jeu nous amuse tous les deux. Le repas est délicieux, le vin aussi, mais il touche à sa fin.

Je sors fumer une cigarette roulée par les soins de Sacha, qui s’améliore du reste dans son exécution et la maitrise du geste, après lui avoir ordonné de débarrasser la table. A mon retour, je le retrouve au-dessus de l’évier, en train de faire la vaisselle. Il a enfilé une tenue qu’il a apportée : une petite robe d’écolière sage, très courte avec un col style marin et un gros noeud bleu sur le devant. Il porte des bas blancs qui dessinent ses jambes, ses poils se laissent deviner au travers du fin voilage. Il a même poussé le détail jusqu’à chausser des petites ballerines blanches. Il est concentré à astiquer les assiettes. Je me colle derrière lui et viens glisser ma main sur son cul , je lui pince la fesse gauche fermement avant d’aller lui tripoter les couilles. “C’est le traitement que les hommes réservent aux femmes ma puce”. Puis mes mains viennent se balader sur son torse et je pelote sa poitrine plate tout en lui faisant remarquer au passage qu’il n’est qu’une planche à pain.

— Sers-moi une coupe et quand tu auras fini, viens me rejoindre sur le canapé.

Ma salope s’exécute et je m’en vais m’installer sur le sofa, avec une magnifique vue sur mon esclave consentante qui s’applique à faire reluire le plan de travail après avoir rangé la vaisselle sur le plateau que nous a laissé notre hôte. Une fois la cuisine étincelante, elle s’avance vers moi les yeux baissés.

—Agenouille-toi !

Les mains reposant sur mes genoux, elle me présente son visage. Je maquille outrageusement l’innocente écolière. Du fard bleu criard sur les paupières, un épais très d’eye-liner lui dessine des yeux de biche, de la poudre sur tout le visage en couche bien épaisse, du blush bien rosé pour lui rehausser les pommettes. On dirait une caricature de pute vintage. Après avoir admiré mon oeuvre avec un sourire de satisfaction, je lui prends le menton dans une main et lui peins les lèvres d’un rouge vif, en dépassant largement, à la Courtney Love. Je ris à coeur joie de la voir si ridicule. Je viens déposer un baiser sur sa joue.

—Tu vas refaire le lit ma belle ? Monte-moi une chaise, je veux te regarder faire.

Ma soubrette s’exécute. Je m’installe confortablement, ma cravache à la main. Elle se penche pour bien réajuster le drap sur le matelas, cela fait apparaitre son cul juste sous mon nez. Je viens caresser du bout de ma baguette la raie de ses fesses. Je prends une petite photo que j’envoie à Charlie avec cette légende : “ Tes désirs sont des ordres copine “. Elle m’envoie des remerciements en retour, précisant bien le plaisir qu’elle prend de savoir qu’un homme s’échine à sa demande.

Une fois le lit impeccablement fait, je félicite ma petite et je me dénude. Après avoir consciencieusement plié mes vêtements et les avoir déposés sur la chaise, Sacha s’avance vers moi. Je suis étendue, les cuisses écartées et je n’ai pas à lui demander pour qu’elle se mette à me lécher de partout. Elle commence par mes orteils, qu’elle enroule un à un de sa fine langue, puis remonte sur mes jambes, se perd sur mon ventre, sous mes aisselles, sur mes seins qu’elle mordille délicatement et dans mon cou. Je soulève mon bassin pour lui indiquer le chemin à prendre désormais. L’habile écolière vient alors jouer de sa langue sur mon clitoris et entre mes lèvres. Elle s’enfouit parfois en moi et me fouille. Je la regarde faire tant que mes paupières ne se ferment pas sous l’effet du plaisir que je prends. Ses yeux fardés scrutent mes réactions pour anticiper mes envies. Je tangue et mouille abondamment. C’est qu’elle est très douée et sa langue est vive et frétillante. Au bord de la jouissance, je me retourne et lui présente mes fesses. Elle vient alors caresser de sa langue le sillon de mon cul et se glisser dans mon anus. Je défaillis. L’envie de la sucer à mon tour se fait pressante. La professeure en fellation que je suis se doit de lui donner un cours pratique.

—Viens là !

L’écolière écarte les cuisses et me présente son phallus dressé. Sa robe est remontée suffisamment pour dégager son sexe, ses couilles reposent entre la lisière de ses bas. Je viens me glisser dans son entrecuisse. D’abord tâter du bout de ma langue le gland découvert, faire ensuite des va-et-vient sur toute la longueur de son sexe que j’enserre ensuite entre mes lèvres. Sacha me regarde, le rouge s’est étalé encore davantage autour de sa bouche, jusqu’à ses joues. Il semble oublier que c’est moi la Maîtresse et me défie presque du regard. Comme s’il avait repris son rôle de Mâle qui se fait sucer sur demande par une femme toute dévouée à lui. Je mords alors la queue bandante pour le remettre à sa place. Un petit soubresaut rend compte de sa surprise et de sa savoureuse douleur. Je prends mon temps et lui prodigue une fellation qui le fait gémir. Je n’oublie pas ses couilles que je viens emprisonner dans ma bouche, les enfermant entre mes dents juste à la garde. La pression de mes mâchoires est justement dosée pour allier supplice et délice. Puis je libère ses deux attributs masculins.

—Je vais m’occuper de ton cul ma belle.

Et je viens titiller son anus pour le préparer à me recevoir. Sacha remonte les genoux sur son torse. Ses fesses sont bien écartées et après ma langue ce sont un doigt puis deux, puis trois qui viennent le dilater. Je gratte à l’intérieur de lui pour stimuler sa prostate. Il gigote comme une petite chienne qui se fait prendre. Une fois qu’il est tout offert, tout ouvert j’enfile mon gode, ajuste fermement la ceinture pour qu’elle reste bien en place et je lui démonte le cul vigoureusement. D’abord en missionnaire, avant de le finir en levrette. Au fil de mes coups de reins, l’innocente écolière se transforme en pute avide. Elle me supplie de poursuivre, me crie des “encore” et des “plus fort”. Son étroitesse n’est plus qu’un lointain souvenir et elle me reçoit en elle, tout au fond d’elle sans aucune difficulté. Elle jouit dans un cri.

— Tu es vraiment une belle grosse salope.

Et je la prends dans mes bras et lui caresse les cheveux, regardant son sexe débander tandis que le mien reste fièrement dressé.

****

Aux pieds !

“Severin, Severin, speak so slightly
Severin, down on your bended knee
Taste the whip, in love not given lightly
Taste the whip, now plead for me”

 

Nous restons ainsi un moment, la professeure cajolant la studieuse et docile écolière. Puis je lui demande d’aller se démaquiller et de se dénuder.

Lorsque Sacha revient vers moi nu comme un ver, la tête baissée, je claque des doigts et lui crie un “ Aux pieds !”. Il comprend instantanément qu’il est l’heure de faire l’éducation de ma chienne. Il se met à quatre pattes et s’avance vers mes mains qui tiennent un large collier en cuir noir. Je le ferme autour de son cou avant d’y accrocher une laisse.

—Viens on promène.

Je balade le mâle canin dans la maison, qui n’a de masculin que son phallus et ses deux couilles qui ballotent tristement au rythme de ses mouvements. J’accélère parfois le pas, juste pour le plaisir de le voir courir maladroitement. Je marque des pauses, par moment, sans l’avertir. S’il ne s’arrête pas, je tire d’un coup sec sur la laisse pour le rappeler à l’ordre. Je vérifie sa bonne maitrise des ordres usuels : “assis”, “couché”, “fais le beau”. Il s’avère que ma chienne est très obéissante et je la félicite d’une caresse derrière l’oreille. Je prends donc le risque de la laisser se défouler en liberté dans la pièce. Folle de joie, elle court un peu partout, va se rafraichir dans sa gamelle avec tant d’empressement qu’elle la renverse.

Je m’approche avec un regard noir et la gronde sévèrement, tout en lui assenant trois légers coups de pied sur la croupe. Je me retiens de la frapper davantage. Je me réserve pour tout à l’heure.

Ma chienne lape l’eau directement au sol et efface ainsi toute trace de sa maladresse. Je la regarde faire depuis le canapé, les pieds sur la table basse. Je ris de la voir ainsi ridicule. Je la rappelle en sifflant et elle vient s’installer au sol pendant que je poursuis ma lecture. De temps en temps ma main vient lui frotter le dos, je la gratifie d’un “c’est un bon chien ça”. Mais c’est encore un animal jeune qui adore se dépenser et, assez vite, son impatience se manifeste. Elle trépigne. Alors je saisis le bouchon en liège de la bouteille de vin et le lance au travers de la pièce.

—Va chercher !

Joueuse, ma chienne court après, l’attrape entre les dents avant de venir le déposer dans ma main. Elle ne s’en lasse pas et je prends un malin plaisir à viser des endroits exigus. Nous passons un bon moment ainsi, moi me régalant de voir Sacha si grotesque, lui jouissant d’être dans la peau d’une chienne.

C’est alors que l’image de Sonia surgit dans ma tête. C’est son anniversaire bientôt et je voulais lui faire une surprise. J’allais presque oublier, quel dommage cela aurait été. Je sors, tout sourire, les petites bougies roses de mon sac et des feutres. Je rappelle ma chienne d’un claquement de doigts. Sacha me présente son cul, toujours à quatre pattes. J’allume l’un des petits bouts de cire et en laisse couler sur ses fesses. A chaque goutte qui se dépose, je viens appliquer une bougie que je maintiens en place le temps qu’elle tienne toute seule. Huit au total. Avant de les allumer je viens inscrire mon message pour Sonia. “Joyeux anniversaire !” entouré de coeurs, de fleurs et je ne peux résister d’y ajouter une grossière bite. J’éclaire d’une flamme les bougies et j’attends que la cire coule un peu le long de chacune jusque sur la peau avant de prendre plusieurs photos. Le résultat est magnifiquement grotesque et je montre à Sacha ma préférée.

—C’est celle-ci que je vais lui offrir. Tu aimes ?

Il acquiesce d’un” waouf “ plein d’entrain, bandant à l’idée d’être ainsi exhibé.

Je suis tellement ravie que cela me donne l’envie de jouir, j’écarte les cuisses et ordonne à ma chienne de me lécher. J’ai éteint les flammes mais j’ai laissé les bougies bien en place. Sacha se faufile dans mon entrecuisse et m’offre un cunnilingus tellement délicieux que je jappe moi aussi comme un petit animal. Je glisse un doigt dans ma mouille et vient humidifier l’anus de Sacha. Il est encore tout dilaté et je lui ordonne d’aller chercher mon gode. Il revient avec mon sexe artificiel en bouche. Je l’enfile et m’introduis au fond de lui sans plus de préliminaire, jusqu’à ce que je m’épuise. Nous récupérons un temps en observant les flammes du poêle. Nous échangeons quelques baisers et des caresses dont la douceur contraste avec la bestialité de notre coït.

Le sommeil commence à me piquer les yeux.

—Au lit !

Je me dirige vers la chambre, ma cravache à la main suivie par ma fidèle et loyale chienne.

—Avant de t’endormir, tu mérites une bonne correction. Si tu ne sais pas vraiment pourquoi, sache que j’ai plein de bonnes raisons.

Il grimpe sur le couchage et me présente son postérieur sans broncher. Je cravache consciencieusement ses fesses qui rougissent instantanément. Sacha grogne. Des zébrures boursoufflées se dessinent au fur et à mesure. Je le punis jusqu’à ce que mes bras se crispent. Je termine par quelques fessées qui claquent bien et viennent raviver la douleur de la peau à vif.

—C’est tout pour aujourd’hui ma belle. Viens dans mes bras, je veux te serrer pour m’endormir.

Je me colle tout contre lui. Je sens ses fesses toutes chaudes contre mes cuisses. Petit à petit, sa respiration ralentit et devient plus ample. Il sombre dans le sommeil, son collier autour du cou.

Au matin, Sacha, en esclave dévoué me ramène un café au lit. Je l’embrasse pour le remercier.

—Tu as bien dormi ?

—Oui Maîtresse me répond-il en ouvrant les rideaux.

Ses fesses sont marquées de traits qui vont du rouge au violet.

Nous poursuivons nos petits jeux jusqu’au moment du départ. Nous remercions notre hôte pour son accueil.

—Vous avez bien profité ?

—Oh oui ! Cette bâtisse est un havre de paix, nous sommes requinqués.

Sacha charge les voitures et nous prenons la route pour rentrer chacun chez soi, reprendre notre vie ordinaire, comme si de rien n’était, malgré tout transformés par cette merveilleuse nuit.

****

Epilogue

“I am tired, I am weary
I could sleep for a thousand years
A thousand dreams that would awake me
Different colors made of tears”

 

Depuis nous nous voyons régulièrement Sacha et moi. Je l’invite à la maison et le fais courir nu dans la neige à quatre pattes pour son plus grand plaisir.

Charlie et Sonia ont grandement apprécié leur cadeau. La curiosité les a poussées à me demander de plus en plus de détails sur cette relation. Et au fil du temps l’envie a fait tomber leurs barrières et j’organise des soirées entre copines avec un esclave tout dévoué rien que pour nous. Il nous sert l’apéritif, anticipe le remplissage de nos coupes lorsque celles-ci sont vides, nous sert de repose-pied.

Charlie use surtout de Sacha comme d’une soubrette qu’elle ridiculise sans aucun scrupule. Elle lui fait faire tout et n’importe quoi, n’étant jamais satisfaite de son exécution. Sonia se défoule sur le postérieur, précédemment carte d’anniversaire, de ma chienne et ravage les fesses de Sacha pour extérioriser son mépris des hommes.

Je prends plaisir à les regarder faire, heureuse de partager avec mes amies mon jouet et de les faire profiter de la chance que j’ai. Je félicite Sacha pour son dévouement. Je le fait beau en accrochant de lourdes boucles d’oreilles à pinces sur ses testicules qui tintent lorsqu’il marche. J’ai fait graver une médaille à son nom et il la porte fièrement au collier qu’il arbore en permanence durant nos douces parenthèses.

Nous passons de très bonnes soirées à rire à coeur joie, un homme à notre merci, rampant à nos pieds.

 

“Shiny, shiny, shiny boots of leather
Whiplash girl child in the dark
Severin, your servant comes in bells, please don’t forsake him
Strike, dear mistress, and cure his heart”    

Venus ins furs, Velvet Underground

 

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