Certains disent que la France est en marche

Le peuple descend dans la rue pour exprimer sa colère. Nos dirigeants, sous couvert de nécessité de reformer pour permettre à la France de faire des économies, imposent aux travailleurs des mesures, des coupes budgétaires, des modifications de statut. Et toute rébellion contre l’esclavagisme de l’État reçoit sévère punition. Les grévistes subissent des reproches, empêcheurs de laisser tourner en rond l’évolution en marche. C’est quand même sans gêne de leur part quand on voit que les patrons et les élus, eux, s’offusquent dès qu’on tente de toucher à leur privilège. J’aimerais grandement avoir accès aux fichiers qui regroupent les sommes colossales que touchent ces personnes haut placées et qui se permettent d’odieuses engueulades aux petits ouvriers ou aux fonctionnaires dévoués. Car c’est au peuple qu’on impose des privations. Ce sont les infirmiers qui triment, les professeurs qui en bavent, les cheminots qui reçoivent et les usagers qui trinquent. Pas les patrons, pas les élus.

En tant que soignante, si je fais grève, c’est en travaillant bénévolement auprès des malades. Une journée de travail non rémunérée. Autant vous dire que pour l’État, c’est comme pisser dans un violon, pas besoin de vous faire un dessin. Les soins sont faits, vous pouvez toujours faire grève, on continuera à vous maltraiter. Alors j’agis en secret.

Si Brigitte Macron est première dame de France, je suis la première dame de l’ombre auprès d’Édouard Philippe. Je mets des fessées au vilain Monsieur installé sur mes genoux, le cul à l’air, qui m’implore de le punir et ainsi de le soulager de sa culpabilité d’imposer au peuple des mesures drastiques. Je me fais sodomiser, telle Marianne se faisant dilater l’anus pour illustrer les slogans des banderoles qui défilent dans les rues pour exprimer le ressenti des français. Je me glisse parfois sous son bureau pour le sucer, l’aidant ainsi à se détendre lors de rencontres officielles avec un chef d’État rétrograde et coincé. Tout cela lui permet de diriger de son mieux le gouvernement avec la conscience presque tranquille. J’en retire beaucoup de satisfaction car j’aime mon pays malgré les sombres événements passés et actuels qui composent son histoire, et que je suis attachée aux valeurs tant souvent bafouées de Liberté, d’Égalité et de Fraternité. Vive la République et vive la France !               ( extrait de la nouvelle Le cochon de Matignon )

Découvrez ici Le cochon de Matignon

Contrainte du 23/03/2018 : fessée, punition, privations, engueulade, reproches, patron, gêne, fichier, dessin

 

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