Amélie Potter

 

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William Mortensen

C’était ma première année d’enseignement à Poudlard. Dumbledore m’avait proposé de donner aux élèves féminines un cours particulier sur les filtres d’Amour afin d’ajouter un tour dans leur sac pour charmer à coup sûr tous les magiciens. Le jour de la rentrée,  sur le quai 9 3/4, c’est engoncée dans mon tailleur en tweed que je découvrais les apprenties sorcières à qui j’allais transmettre mes formules magiques.

L’une d’elle, que je devinais être la fameuse Amélie Potter car sa réputation l’avait précédée – on vantait au Chemin de Traverse tant sa beauté que la vivacité de son esprit- m’attirait sans que je ne puisse lutter. Les traits de son visage, les courbes de son corps, son sourire enjôleur et la nitescence de son regard eurent raison de ma raison. L’idée de la côtoyer de près me donnait le vertige. Pour le première fois, je sentais poindre en moi le désir saphique.

Durant le trajet, je me forçais à me ressaisir. Mes pensées et mes envies étaient indignes du code de la déontologie de la sorcellerie et j’allais être sa professeure. Je me trouvais indécente à fantasmer ainsi sur ma future élève mais aussitôt que je parvenais à chasser de mon esprit les images obscènes qui prenaient forme dans ma tête que d’autres venaient éclore comme par magie. Celui dont on ne dit pas le nom avait-il pris possession de moi ? Je m’imaginais à côté d’elle, sous le saule-pleureur du parc découvrant avec enchantement ses seins fermes, le goût de son sexe, la douceur de sa peau. Je la prenais avec ma baguette magique et je la faisais mienne. J’allais même jusqu’à fomenter de préparer un filtre spécialement pour elle afin qu’elle succombe à mon charme. Je fouillais dans mes souvenirs pour me rappeler de la recette saphique bannie dans l’univers rétrograde de la magie : deux gouttes d’absinthe, trois pétales de rose, cinq centimètres de fil de soie et un peu de poussière de lune. Mais un ingrédient m’échappait. C’est quand j’ai entendu son rire et que ma culotte s’est mouillée que je m’en suis rappelé. Suis-je bête… et un trait de ma cyprine. Un rire maléfique me secoua.

Amélie m’interpella “ vous allez bien Madame ? ”. De soutenir son regard et je me suis liquéfiée, le rose aux joues, l’intimité en feu.

C’est sûr, elle a beau être une moldue, Amélie Potter n’a nul besoin de  filtre d’Amour ou autre potion magique pour vous ensorceler. C’est la plus douée des  magiciennes !

Version lesbienne d’Harry Potter de J.K Rowling par Popins

Contrainte du 18/01/2018 : Vertige, Nitescence, Quai, Éclore, Saule-pleureur, Poindre, Absinthe, Ensorceler, Tweed

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